vendredi 10 février 2017
Moi mes souliers...
C'est drôle une vie. Pas au sens que c'est forcément rigolo tous les jours.
Ah, ça ! Y a des matins où tu veux pas décrisser du lit en tabarnak.
C'est drôle une vie.
C'est drôle le sentier. Bizarre, quoi.
Un jour, t'as 40 ans, tu te réveilles avec une paire de souliers usés, un sac à dos bien usagé, ta valise rouge dans le placard...
C'est drôle de se poser. Là.
A un endroit.
Continuer la marche, changer les souliers.
Prendre un autre sentier.
Juste ça.
jeudi 9 février 2017
Hypocondrie d'un amour déçu

Quoi encore ? Absence du mot.
La rose de ton crépuscule.
T'es sur les genoux, tu cherches la fleur, tu récoltes les épines du rosier.
Remarque, c'est franc. Pas de vernis, de satineries gerbantes à te faire soulever un mort.
Faut que tu l'admettes. Ton crépuscule se passera de la nuit des roses.
Entre nous, les paroles fleuries, c'est mièvre.
Quoi encore ?
Tu vas te dissimuler dans le lainage lie de vin de la couette au Mistral et te passer des flagorneries.
C'est franc.
Oui mais voilà, absence du mot.
Absence des roses, de l'hypocondrie qui peut en découler si tu te flanques une épine dans un doigt...
C'est bien comme ça. Non ?
Juste que l'épine c'est dans le cœur qu'elle va se planquer.
Je file chez Pasteur.
Le Tétanos me guette.
dimanche 5 février 2017
Naître
Éole.
Dans les ciels terrestres, ses ailes faillissent
Ténues.
Sur la branche hivernale, le nid oscille
Venteux.
Dans les brindilles, son cœur tremblote
Transi.
Sur la branche printanière, les bourgeons fleurissent
Vermillon.
Dans le terreau, les vermisseaux fourmillent,
Ventrus.
Dans son manteau de plumes,
L'oisillon, d'allégresse, pépie.
samedi 4 février 2017
Le nez dans le ruisseau
J'en suis.
La Culture. Sauver l'Humain de l'obscurantisme.
Chape de plomb.
Astheure, un esprit rebelle ne va pas se faire des potes.
Astheure, c'est plus temps de plaire.
Astheure, c'est temps de se réveiller.
Et si le peuple s'en crisse, y aura ben des Gavroche si chuis tombé par terre c'est la faute à Voltaire...
vendredi 3 février 2017
Et après ? ( retravaillé)
Mais que ça fait du bruit le monde !
Laissez-moi respirer les odeurs de terre mouillée après le crachin, la sève des pins ruisselante sur l'écorce qui suinte.
Mais que ça fait du bruit les gens autour !
Laissez-moi rêvasser, rocking-chair, une chatte à mes pieds.
Et on court après quoi ?
La mort qui nous attend près du Styx ?
Ah.
Je préfère les olives noires, les fleurs de la treille, les rosiers, le jasmin.
Et on court après le vent.
Prétentieux que nous sommes.
On veut gravir la Meije, déplacer les montagnes.
On veut pleuvoir la neige, enchaîner les torrents.
Et on court après qui ?
Et on court contre qui ?
Le vent, l'eau, le feu, l'air.
On les priera tantôt.
À genoux.
Mais laissons-nous le temps d'écouter pousser et la fleur et l'Olivier et le thym et l'argousier.
Ressentons le cresson, la sarriette et la sauge et l'anis étoilé.
Dans nos mains du romarin, du thé cardamome
et un panier d'osier.
Et on court après quoi ?
Et on court contre quoi ?
jeudi 2 février 2017
Et après ?
Mais que ça fait du bruit le monde!
Laissez-moi respirer les odeurs de terre mouillée après le crachin, la sève des pins ruisselante sur l'écorce qui suinte.
Mais que ça fait du bruit les gens autour!
Laissez-moi rêvasser, rocking-chair, une chatte à mes pieds.
Et on court après quoi ?
La mort qui nous attend près du Styx ?
Ah.
Je préfère les olives noires, les fleurs de la treille, les rosiers, le jasmin.
Et on court après le vent.
Prétentieux que nous sommes.
On veut gravir la Meije, déplacer les montagnes.
On veut pleuvoir la neige, enchaîner les torrents.
Le vent, l'eau, le feu, l'air.
On les priera tantôt.
À genoux.
Mais laissons-nous le temps d'écouter pousser et la fleur et l'Olivier et le thym et l'argousier.
Et on court après quoi ?
Et on court contre quoi ?
Laissez-moi respirer les odeurs de terre mouillée après le crachin, la sève des pins ruisselante sur l'écorce qui suinte.
Mais que ça fait du bruit les gens autour!
Laissez-moi rêvasser, rocking-chair, une chatte à mes pieds.
Et on court après quoi ?
La mort qui nous attend près du Styx ?
Ah.
Je préfère les olives noires, les fleurs de la treille, les rosiers, le jasmin.
Et on court après le vent.
Prétentieux que nous sommes.
On veut gravir la Meije, déplacer les montagnes.
On veut pleuvoir la neige, enchaîner les torrents.
Le vent, l'eau, le feu, l'air.
On les priera tantôt.
À genoux.
Mais laissons-nous le temps d'écouter pousser et la fleur et l'Olivier et le thym et l'argousier.
Et on court après quoi ?
Et on court contre quoi ?
mercredi 1 février 2017
Coup de yeule
Une vie part
Une autre s'en ramène
On joue les prolongations
Debout
Ballon génération
Zidane
Pénalty
Coups francs
Coups dans yeule
Coup bas crisse-toi dlà
Parfois
surin dans l'omoplate
Concentration cages gardien
Pas d'esbroufe
On tire au but
Des fois une pointe
De surin aiguisée
Sans les prolongations
Asphyxie
Carotide tailladée
Courroux Dies Irae
Moins d'étoiles sur le ballon
Tant pis
Pénalty
Renvoi du ballon
Concentration
Prolongation
On marque
On continue.
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